Charte sanitaire, scénarios adaptés, frais supplémentaires : comment se passe la reprise des tournages des feuilletons quotidiens

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Les nouveaux épisodes de "Demain nous appartient" arriveront le 15 juin sur TF1. Pour "Plus belle la vie" sur France 3, il faudra patienter jusqu'en septembre.

C'est grâce au fonds d'urgence mis en place par le Centre National du Cinéma que les productions cinématographiques et audiovisuelles ont pu reprendre les tournages. Un fonds de 50 millions d'euros, abondé par l'Etat, destiné à indemniser les sociétés en cas de nouvel arrêt dû au coronavirus. Pour pouvoir en bénéficier, il faut notamment respecter une charte sanitaire, qui comprend le port du masque, la distanciation physique ou la désinfection régulière des lieux. "C'est un énorme risque de recommencer. Les règles sont très contraignantes, mais finalement elles sont faciles à respecter car nos équipes avaient très envie de reprendre", confie Bibiane Godfroid, Présidente de Newen (filiale de TF1), qui produit Demain nous appartient et Plus belle la vie.

Ce sont surtout les réalisateurs qui ont dû changer leur manière de travailler, en filmant différemment. "Grâce à la magie de la télé, on peut donner l'impression que les comédiens sont plus proches qu'ils ne le sont vraiment. Par exemple, il n'y a plus de scènes de baiser en gros plan, mais une illusion du baiser". Côté scénario, certaines allusions au coronavirus sont faites, mais le confinement ou la maladie elle-même ne sont pas traités. 

Difficultés économiques

Cette reprise engendre un surcoût, pris en charge par les sociétés de production, sauf si elles travaillent pour le service public. France Télévisions a promis d'assumer la moitié des frais supplémentaires. Mais pas question que cette hausse du budget se voit à l'écran : "Il faut que les épisodes tournés en ce moment aient la même qualité qu'avant. Donc nous n'avons pas rogné sur les décors ou le salaire des comédiens. En revanche, nous avons réduit le nombre de figurants". Cette crise aura de lourdes conséquences pour le secteur audiovisuel : pour les chaînes privées, dont les ressources publicitaires se sont effondrées, et pour les producteurs, mis à l'arrêt forcé. "J'ai la chance que Newen appartienne à un grand groupe, TF1. Sinon, je n'aurais jamais pu reprendre les tournages, reconnaît Bibiane Godfroid. La situation sera beaucoup plus grave pour les petits producteurs". 

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