Brésil : les cours reprennent à la favela de Paraisopolis

À Sao Paulo, au Brésil, la favela de Paraisopolis offre un instant de grâce. C'est l'une des plus grandes du pays, et elle a été frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

Après quatre mois de cours virtuels, les jeunes danseurs du bidonville de Paraisopolis, au Brésil, ont repris les répétitions. "J'avais hâte de revenir, c'est comme si c'était la première fois que je faisais du ballet, tout le monde était impatient et très heureux" explique Kemilly Luanda, danseuse au ballet de Paraisopolis. Bien sûr, la directrice a dû adapter son programme de cours gratuits, qu'elle a créé en 2012 grâce à des sponsors privés et des subventions publiques.

Des chorégraphies militantes

Seule une vingtaine d'élèves peut venir en présentiel. "Nous avons construit une salle d'urgence ici, dans le pavillon G10 Favelas, et nous voulons une reprise progressive des cours, car il y a encore 180 enfants à la maison", précise Monica Tarrago, fondatrice et directrice du ballet. Au programme : un hommage aux neuf victimes piétinées lors d'une intervention policière. Au total, 30 000 morts ont été recensés dans l'État de Sao Paulo depuis le début de la pandémie.



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