BD, bande dessinée. La BD se joue du confinement (3)

À défaut de pouvoir courir les librairies et les bibliothèques, on peut écouter quelques bandes dessinées. Nous avons glané des adaptations audios qui valent qu’on tende l’oreille.

Agrippine et Astérix, comme l'univers des Cités obscures, ont donné lieu à de brillantes adaptations radio où l'inventivité des bruiteurs le dispute au talent des comédiens. Alors quand l'Orchestre National de France est de la partie...

Agrippine en fait des tonnes et Bretécher se dévoile

Avant même le grand confinement, France Culture, pour rendre hommage à Claire Bretécher disparue cette année, avait ressorti de ses archives deux pépites.  La première, c’est l’adaptation d’une des séries les plus connues de la dame : Agrippine, l’ado rebelle à l’ego bien accroché. Cinq épisodes de 20 minutes réalisés par Cédric Aussir. Ça cause sévère, comme dans les bulles de la BD. 

Pour prolonger le plaisir, régalez-vous avec la série d’entretiens À voix nue, menés par Claude Kiejman. Claire Bretécher s’y racontait en 1996. En commençant par son enfance à Nantes.

Astérix dans son village, Peeters et Schuiten dans la Tour

Pour les plus jeunes, et sur le site de France Culture toujours, Astérix avec La Zizanie d’après Goscinny et Uderzo, bien sûr. La réalisation de Cédric Aussir nous plonge au cœur du célèbre village gaulois. Ici, le narrateur n’est autre que le grand Rufus, Astérix est interprété par Laurent Stocker de la Comédie-Française, Guillaume Briat est Obélix.

Enfin, enregistré en public avec les musiciens de l’Orchestre National de France, d'après l’œuvre de François Schuiten et Benoît Peeters, La Tour réalisé par Laure Egoroff. La voix d’Arnaud Churin porte celle de Giovanni Battista, le fonctionnaire chargé de l’entretien de cette tour immense que plus personne ne visite. La Tour est un concert-fiction dont, ce n’est pas rien, la prise de son expérimentale offre à celui qui l’écoute au casque une véritable immersion spatiale. 

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