Annulation de la Braderie de Lille : une "bonne chose", mais "un crève-coeur pour les Lillois" estime la présidente des commerçants de la ville

Près de deux millions de personnes étaient attendues à la braderie de Lille les 5 et 6 septembre prochains. 
Près de deux millions de personnes étaient attendues à la braderie de Lille les 5 et 6 septembre prochains.  (RADIO FRANCE FRANÇOIS CORTADE / SGI)

C'est officiel, la grande braderie de Lille n'aura pas lieu cette année. Face aux risques sanitaires, la mairie et la préfecture du Nord ont annoncé son annulation ce lundi. 

La Braderie 2020 de Lille, qui devait se tenir les 5 et 6 septembre, est annulée, ont annoncé conjointement ce lundi la maire de Lille, Martine Aubry, et le préfet du Nord Michel Lalande, en raison de la circulation encore active du coronavirus. "Je pense que c'est une bonne chose", a estimé lundi 13 juillet sur franceinfo Hélène Natier, la présidente de la Fédération Indépendante du Commerce de la Métropole Lilloise (Ficomel).

"C’était la seule chose à faire, étant donné que la braderie de Lille accueille jusqu'à 2 millions de personnes, ce qui est énorme. Pour respecter les normes sanitaires en l'occurrence, c'était impossible. Il faut rester très prudent. On a tous envie de revivre normalement. On a tous envie de retrouver une vie normale. Pour le moment, on ne peut pas. Donc ce qu'il faut, c’est être créatif, on va trouver des solutions, on va garder la ville attractive et vivante. Mais il y a des choses sur lesquelles il faut faire un peu son deuil. C'est un crève-coeur pour les Lillois", a ajouté Hélène Natier.

Les commerçants fortement touchés par la décision

"Forcément, c'est compliqué pour les commerçants, notamment l'hôtellerie, la restauration. C'est une perte économique importante. Mais la perte économique la plus importante, ce serait la perte tout court. J'ai envie de dire qu’il faut faire face au principe de réalité. Si on interdit les rassemblements de plus de 5 000 personnes, vous pensez bien que c’est plus que compliqué avec 2 millions. Je pense que cette décision n'a pas été facile à prendre. Je n'aimerais pas être le préfet en l'occurrence en ce moment."

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