Agneau pascal : les éleveurs se réorganisent face à la chute de la demande

France 2

En raison du confinement, il n’y aura pas de grandes tablées familiales pour Pâques. L’agneau pascal connaît en conséquence une chute de sa demande. Les éleveurs ovins ont dû se réorganiser en urgence pour éviter la catastrophe.

Avant Pâques, chaque année, Stéphane Chétrit, éleveur ovin, vend ses agneaux. Mais avec l’épidémie de coronavirus, aucun de ses clients, grandes surfaces ou importateurs espagnols, n’a souhaité commander d’agneaux, considérés comme un produit de fête. Invendus, les agneaux auraient consommé le lait des brebis. Et sans lait, la production de fromage des Pyrénées se serait arrêtée.

Une vente directe aux consommateurs à 14 € le kilo

Ces bergers des Pyrénées-Atlantiques décident alors de vendre directement aux consommateurs. Ils commencent par contacter les habitants des environs par SMS et par mail. Comme les commandes affluent, un site internet de vente directe est créé. À l’approche du week-end de Pâques, les éleveurs se répartissent entre plusieurs points de distribution. Cette semaine, plus de 1 000 clients ont passé commande, à 14 € le kilo d’agneau. Sur chaque caissette vendue, un euro est reversé aux hôpitaux. Ces éleveurs des Pyrénées poursuivront leur expérience de vente directe après l’épidémie. 

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