Cinq questions sur les cas autochtones de chikungunya à Montpellier

Quatre cas autochtones de chikungunya, virus transmis par le moustique tigre, ont été recensés à Montpellier (Hérault), révèle France 3 Languedoc-Roussillon, mardi 21 octobre 2014.
Quatre cas autochtones de chikungunya, virus transmis par le moustique tigre, ont été recensés à Montpellier (Hérault), révèle France 3 Languedoc-Roussillon, mardi 21 octobre 2014. (CDC / BSIP / AFP)

Quatre personnes ont été infectées par le virus après avoir été piquées en plein centre-ville par un moustique tigre. Francetv info revient sur ces premières contaminations en métropole.

Ils ont contracté le virus sur le sol de la métropole. Quatre personnes ont été infectées par le chikungunya, après avoir été piquées par un moustique tigre dans le centre-ville de Montpellier (Hérault), révèle France 3 Languedoc-Roussillon, mardi 21 octobre.

Après ces contaminations, les premières décelées cette année qui ne concernent pas des malades rentrant de voyage dans des zones à risque, francetv info revient en cinq questions sur cette maladie.

Quels sont les symptômes du chikungunya ?

Aussi appelé la "maladie de l'homme courbé", le chikungunya se manifeste par de fortes fièvres avec de violentes douleurs articulaires, après quatre à sept jours d'incubation en moyenne, explique le ministère de la Santé.

Dans certains cas, ces douleurs accompagnées de raideurs peuvent prendre une forme chronique et persister plusieurs mois, voire plusieurs années. La maladie peut être mortelle chez les patients fragilisés, notamment les personnes âgées.

Quel est son mode de transmission ?

Le virus ne se transmet pas d'homme à homme. Tout comme la dengue, la contamination se fait par l'intermédiaire d'une piqûre du moustique aedes albopictus, également appelé moustique tigre en raison des rayures qu’il porte sur ses pattes.

Les cas autochtones sont-ils fréquents ?

En France, les cas autochtones, c'est-à-dire les contaminations de personnes qui n'ont pas voyagé dans une région touchée par la maladie, sont rares. Les quatre malades de Montpellier ne sont cependant pas les premiers dans cette situation : d'autres avaient été recensés, en 2010, dans le sud de la France, précise l'Institut Pasteur.

En revanche, les cas de chikungunya importés se comptent par centaines. Depuis le 1er mai 2014, début d'une phase de vigilance renforcée en métropole, 409 personnes contaminées ont été enregistrées par l'Institut national de veille sanitaire (INVS), dont six où une infection de dengue a également été notée.

Comment le virus peut-il s'implanter en France ?

L'arrivée du virus en France est facilitée par la présence, depuis quelques années, de son vecteur, le moustique tigre, dans le pourtour méditerranéen. L'Hexagone n'est donc pas à l'abri d'une épidémie, comme le rappelle cette infographie (en PDF) du ministère de la Santé, réalisée en 2013.

Il suffit qu'une personne en voyage se fasse piquer par un moustique porteur du virus et soit contaminée par le chikungunya. Une fois rentré en France, si le malade est de nouveau piqué par un moustique tigre sain, l'insecte est à son tour infecté et peut transmettre le virus à une autre personne en la piquant.

Comment empêcher sa prolifération ?

La première mesure pour se prémunir contre le chikungunya est évidente : il faut à tout prix éviter les piqûres de moustique et donc protéger sa peau. Une prévention efficace passe aussi par un habitat protégé, en utilisant, par exemple, des répulsifs dans sa maison.

> Pour savoir comment se protéger efficacement contre le chikungunya, c'est par ici

En cas de fièvre brutale et de douleurs articulaires, en particulier au retour d'une zone tropicale, le ministère de la Santé préconise de consulter son médecin traitant. Dernier conseil : éliminer les eaux stagnantes (pots de fleurs, jouet en plastique, bassin...), où les moustiques pondent leurs œufs.

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