Cerveau : des millions de malades, pas assez de chercheurs

(Maxppp)

La 15e Semaine du cerveau s'ouvre ce lundi, dans 62 pays. En France, l'opération est accompagnée du "Neurodon", une campagne pour rassembler des dons en faveur de la recherche, sur des maladies très coûteuses pour la société. Sous de multiples formes, elles concernent 15 millions de patients.

Un appel est lancé lundi pour financer et accélérer la connaissance
du cerveau, afin de mieux cerner ses maladies et en venir à bout. A elle seule, la maladie d'Alzheimer touche plus de 800.000 personnes. Selon la Fédération
pour la recherche sur le cerveau (FRC), les fonds alloués sont deux moins
importants que ceux attribués au secteur du cancer.

Un manque cruel de chercheurs

Pour 70 % des laboratoires, ce qui manque avant tout ce sont
justement  des...cerveaux. L'appel au don est nécessaire notamment pour financer des postes de doctorants, de post-doctorants. Ce sont ces jeunes
chercheurs qui feront avancer la recherche et qui imagineront de nouvelles
pistes de réflexion. On manque aussi en France d'équipements que ce soit pour explorer les
cellules ou pour voir le cerveau travailler en direct. ll y a urgence, selon Jean-Marie Laurent, le président de la
Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC)
pour qui "ces maladies
constituent le plus grand défi de santé publique du 21
e siècle."

Les besoins sont criants pour les malades et leurs proches

La France compte
actuellement plus de 800.000 personnes atteintes de démences de type Alzheimer,
100.000 de la maladie de Parkinson, 80.000 personnes souffrent de la sclérose en plaques,
500.000 sont épileptiques. A ces
malades viennent s'ajouter entre 12 et 15
millions de personnes atteintes de troubles psychiques ou psychiatriques dont
10 millions souffrent de dépression et 4 millions de troubles anxieux.

Un coût à gérer pour la société

Les maladies chroniques liées au cerveau sont très coûteuses
pour la société, elles nécessitent des soins pendant près de 20 à 30 ans. Elles
ont une aussi une implication sur l'entourage des patients, ces proches qui ont
besoin d'accompagnement et de structures.