AVC : les jeunes en sont aussi victimes

FRANCE 2

Le mardi 29 octobre est la journée mondiale de l’AVC, l'accident vasculaire cérébral. Il y a 160 000 cas chaque année en France, un toutes les 4 minutes, et 30 000 personnes en meurent. Si l’âge moyen des victimes d’AVC est de 65 ans, les plus jeunes peuvent également être concernés. 

Carla est une adolescente de 15 ans comme les autres. Pourtant, il y a six mois, elle a failli mourir dans sa salle de bain. "Je venais de finir de prendre ma douche, je me suis bouché le nez et j’ai soufflé pour dégager les oreilles. Et d’un coup, je ne sentais plus la partie gauche de mon corps", raconte-t-elle. L’adolescente ne l’imagine pas, mais elle est en train de faire un AVC. Heureusement, sa mère réagit vite. "Je l’ai vue allongée par terre, et elle m’a dit : 'J'ai tout le côté gauche qui ne répond plus, et j’ai la vue qui est brouillée’, j’ai compris que c’était grave".

Des causes inconnues pour un enfant sur deux

La mère de Carla appelle directement le 15, et tout s’enchaîne. À l’hôpital, elle se réveille avec quelques séquelles, par exemple elle a beaucoup de mal à écrire. Mais aujourd’hui, elle vit et poursuit sa scolarité normalement. Elle ne connaît toujours pas la cause de son AVC. Chaque année, environ 1 000 enfants ou adolescents en sont victimes, mais la cause reste en effet inconnue pour la moitié d’entre eux. Le professeur Christian Denier, chef de l’unité de soins intensifs neuro-vasculaires à l’hôpital Bicêtre (Paris), explique que les causes ne sont pas les mêmes chez les jeunes. "Les jeunes femmes migraineuses, tabagiques et qui prennent la pilule ont un risque 10 à 20 plus importants que la moyenne de faire une attaque cérébrale, de même que les jeunes qui prennent des drogues, que ce soit le cannabis (...) ou bien d'autres drogues plus dures", indique-t-il.

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