Loi santé : le don d'organes va devenir automatique

FRANCE 3

Les députés ont voté un amendement qui permettra aux équipes médicales de prélever les organes sur un patient décédé, sauf s'il a fait savoir avant qu'il s'y opposait.

Avant cette nouvelle loi, il suffisait de s'inscrire sur le registre national des refus pour que l'on ne puisse en aucun cas prélever l'un de vos organes. Pour les personnes non inscrites, l'avis de la famille était nécessaire avant tout prélèvement.
La loi votée dans la nuit de vendredi 10 avril a retenu le consentement présumé du donneur, sauf opposition écrite de sa part. Les familles n'auront plus leur mot à dire.

"Une nationalisation du cadavre"

"Au moment où le patient passe en état de mort cérébral, et vous allez dire à la famille 'quel que soit votre avis, je ferai un prélèvement d'organes', ça peut être vécu par ces familles comme une confiscation (…). J'appelle ça une étatisation, une nationalisation du cadavre", déclare au micro de France 3 le Professeur Denis Safran.
En France, 19 000 personnes sont en attente d'une greffe. La nouvelle loi sera appliquée en 2018. Certaines associations demandent déjà qu'il soit obligatoire d'inscrire sur sa carte vitale son souhait ou son refus de prélèvement.

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