Le niveau de diplôme de la mère peut influer sur le poids du nouveau-né

(Un bébé est considéré de petit poids lorsqu'il pèse moins de deux kilos et demi à la naissance © MaxPPP)

Selon une étude menée par des chercheurs de l'INED, l'Institut National d'Etudes Démographiques, moins une femme est diplômée, plus elle risque de mettre au monde un bébé de petits poids. Ils ont observé 18.000 enfants nés en France en 2011. Pour ce travail, un bébé a été considéré de petit poids s'il faisait moins de deux kilos et demi à la naissance.

Cette étude montre que les femmes qui n'ont aucun diplome ont un risque 50 % plus élevé d'avoir un bébé de moins de deux kilos et demi que celles qui ont le baccalauréat. Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs de l'INED, l'Institut National d'Etudes Démographiques, ont observé 18.000 naissances en France en 2011. Plus les études sont longues après le bac, plus le risque d'avoir un bébé de faible poids diminue.

Les femmes moins diplômées fument plus

Reste à expliquer le lien entre niveau d'instruction et poids de naissance. Pour les chercheurs de l'INED, ce n'est pas un problème au niveau du suivi de la grossesse, qui est le même quel que soit leur niveau d'études. En revanche, les chercheurs ont découvert que les femmes les moins instruites fument beaucoup plus pendant leur grossesse que les femmes les plus diplomées, or le tabac a des conséquences sur le développement du foetus.

Les conditions de travail peuvent influer

D'autres facteurs peuvent influencer sur la taille du nouveau né. "Une mère qui a beaucoup de stress pendant la grossesse, ça peut influencer sur le développement du foetus. Il y a aussi les conditions de travail pendant la grossesse qui peuvent jouer. Par exemple si la mère doit porter des charges très lourdes, ou si elle a des horaires décalés ", explique Lidia Panico, une des co-auteur de cette étude. En ce qui concerne l'alcool, il n'y a pas de différence : quel que soit  leur niveau d'instruction les femmes enceintes ont une consommation assez faible. 

Les explications de Lidia Panico, co-auteur de cette étude
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