Le doute, en matière de médicaments, "doit bénéficier systématiquement au patient", a déclaré jeudi Xavier Bertrand

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, à sa sortie de l\'Elysée le 8 juin 2011.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, à sa sortie de l'Elysée le 8 juin 2011. (AFP/LIONEL BONAVENTURE)

"Cela vaut dès l'autorisation de mise sur le marché du médicament et tout au long de sa vie", a lancé le ministre de la Santé lors d'une conférence de presse où il présentait sa réforme sur le médicament, suite au scandale du Mediator des laboratoires Servier."Je pense que nous consommons trop de médicaments en France", a encore dit le ministre.

"Cela vaut dès l'autorisation de mise sur le marché du médicament et tout au long de sa vie", a lancé le ministre de la Santé lors d'une conférence de presse où il présentait sa réforme sur le médicament, suite au scandale du Mediator des laboratoires Servier.

"Je pense que nous consommons trop de médicaments en France", a encore dit le ministre.

Parmi les mesures envisagées, le ministre a proposé que sur chaque boîte de médicament soit inscrit le numéro vert d'appel et le site internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament (nouveau nom de l'Afssaps) auxquels les patients peuvent s'adresser.

Xavier Bertrand a également souhaité que la liste des médicaments sous "surveillance particulière" soit "régulièrement mise à jour par l'Agence et publiée sur son site internet". Ces médicaments porteraient un pictogramme sur la boîte afin d'encourager patients et professionnels de santé à signaler d'éventuels effets indésirables.

Le système des visiteurs médicaux à revoir
Le ministre a par ailleurs estimé que le système des visiteurs médicaux devait être revu "de fond en comble" sans pour autant se prononcer en faveur de leur suppression comme le recommandait l'Inspection générale des Affaires sociales ( Igas).

M.Bertrand a notamment proposé d'interdire la visite médicale dans un cadre individuel, suggérant de l'inscrire dans un cadre collectif à l'hôpital, à titre expérimental.

Après avoir atteint un pic d'environ 24.000 (en 2003-2004), les effectifs des visiteurs médicaux, qui sont employés par les laboratoires, ne cessent de baisser. Ils n'étaient plus que 17.000 fin 2010, estimait récemment le syndicat patronal Leem.

A lire aussi:

Vous êtes à nouveau en ligne