La santé peu brillante du Roi-Soleil

Il y a 300 ans, le 1er septembre 1715, s'éteignait à Versailles Louis XIV, le Roi-Soleil. Une mort marquant la fin d'un règne de 72 ans, le plus long de l'histoire de France. Et si à la cour, le Roi-Soleil jouissait paraît-il d'une santé de fer, l'histoire est en réalité moins flamboyante. Petit rappel historique.

Parce que ses parents, Louis XIII et Anne d'Autriche, ont eu du mal à enfanter, Louis XIV, né Louis-Dieudonné, est considéré à la naissance comme un miraculé. Une force de la nature aussi car dès son plus jeune âge, il survit à toutes les maladies infantiles qui manquent de l'emporter. Mais si sa majesté jouit d'une grande robustesse, elle souffre aussi tout au long de sa vie de maladies chroniques.

Le roi force l'admiration. Quels que soient ses maux, il fait honneur à sa fonction, présent au palais comme au champ de bataille. Mais en 1685, des crises de goutte l'éloignent des opérations militaires et l'immobilisent. Mais il y a pire. Louis XIV se plaint en effet d'une infection insidieuse, une fistule anale qu'aucun baume ne parvient à guérir. L'opération est inévitable, mais risquée.

En novembre 1686, on décide d'opérer Louis XIV. La fistule est opérée à vif à l'aide d'un scalpel recourbé conçu spécialement pour le roi. Et malgré l'absence d'anesthésie, Louis XIV souffre en silence. Le roi finit donc par communiquer sur cette opération jusqu'alors secrète.

En pleine convalescence, il tient même conseil depuis son lit. Une attitude qui relance la ferveur populaire mais le corps reprend rapidement ses droits sur l'étiquette. Quelques jours avant sa mort, le roi se plaint d'une douleur à la jambe. Cette fois-ci, ce n'est pas la goutte qui le ronge mais une gangrène.

Désarmés, les médecins ne peuvent plus rien pour leur souverain. Louis XIV le sait et organise ses adieux. Il s'éteint le 1er septembre 1715 au matin, peu avant son 77ème anniversaire.

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