La contraception sauverait 250 000 femmes par an

Selon une étude britannique publiée mardi 10 juillet, la contraception permet de sauver la vie de près de 250 000 femmes dans le monde chaque année.
Selon une étude britannique publiée mardi 10 juillet, la contraception permet de sauver la vie de près de 250 000 femmes dans le monde chaque année. (FLORENCE DURAND / SIPA)

Elle permet notamment la réduction du nombre de grossesses à risques et l'allongement de l'intervalle entre deux grossesses, selon une étude britannique.

Une étude britannique met en lumière l'importance de la contraception. Chaque année dans le monde, elle permettrait de sauver la vie de près de 250 000 femmes et pourrait en sauver 100 000 de plus si toutes disposaient de moyens contraceptifs adéquats, estime une étude publiée mardi 10 juillet par la revue médicale britannique The Lancet (lien en anglais).

La contraception a réduit la mortalité maternelle de 40%

Selon des estimations mentionnées dans l'étude, 355 000 femmes sont mortes des suites de couche ou d'avortements dangereux en 2008, tandis que plus de 250 000 ont eu la vie sauve grâce à la contraception, qui entraîne une réduction du nombre de grossesses à risques et l'allongement de l'intervalle entre deux grossesse.

L'étude fait état de progrès importants dans les pays en développement, où la contraception a permis de réduire la mortalité maternelle de 40% au cours des vingt dernières années. Mais de sérieux problèmes subsistent en Afrique subsaharienne, où seulement 22% des femmes mariées ou actives sexuellement utilisent des méthodes contraceptives (contre 75% dans les pays développés).

Augmenter les chances de survie des enfants

"Si toutes les femmes qui le souhaitent avaient accès à la contraception dans les pays en développement, le nombre de décès maternels pourrait encore baisser de 30%", estime l'étude dirigée par John Cleland, de l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres. Le nombre de vies pouvant être ainsi sauvées est évalué à 104 000 par an par le chercheur Saifuddin Ahmed dans une autre étude. Celle-ci fait également état du décès de 3 millions de nouveaux-nés chaque année, en très grande majorité dans les pays développés, en raison de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement.

La réduction du nombre de grossesses à risques et l'allongement de l'intervalle entre deux grossesses permettraient également d'augmenter les chances de survie des enfants, selon l'étude de Cleland. "Dans les pays développés, le risque de prématurité et de petit poids à la naissance double quand la conception intervient moins de six mois après une naissance, tandis que les enfants nés moins de deux ans après leur aîné ont 60% de risques supplémentaires de mourir pendant la petite enfance que ceux nés plus de deux ans après", estime le chercheur.

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