La consultation chez le généraliste coûtera 25 euros à partir du 1er mai

Un médecin pendant une consultation à Coray (Finistère), le 11 mars 2016.
Un médecin pendant une consultation à Coray (Finistère), le 11 mars 2016. (MAXPPP)

Cette augmentation concerne les généralistes installés en secteur 1. Mais les syndicats estiment qu'elle sera insuffisante pour relancer les vocations.

A partir du lundi 1er mai, la consultation chez un médecin généraliste coûtera 25 euros. Cette augmentation concerne les généralistes installés en secteur 1, soit 94% d'entre eux. La consultation des enfants jusqu'à 6 ans passera, elle, à 30 euros. "Cela faisait plus de six ans que le prix de la consultation n'avait pas bougé. En trente ans de carrière, je n'avais jamais vu un blocage tarifaire aussi long", souligne Claude Leicher, président du principal syndicat de généralistes, MG France.

Les syndicats avaient obtenu cette revalorisation de deux euros, l'été dernier, après cinq mois de négociations avec l'assurance-maladie. Mais ils continuent de penser que cette hausse sera insuffisante pour relancer les vocations. "Ce n'est pas la révolution, mais la première étape avant une consultation à 40 euros dans la moyenne des pays européens", estime le président de la Fédaration des médecins de France, Jean-Paul Hamon.

D'autres revalorisations suivront à l'automne

La revalorisation de la consultation chez le généraliste sera suivie à l'automne par d'autres revalorisations, comme l'avis ponctuel de spécialistes (qui passera de 46 à 48 euros, puis à 50 euros en juin 2018) ou l'instauration de consultations complexes à 46 et 60 euros. "Les déserts médicaux s'étendent et ce n'est pas avec une pièce de deux euros qu'on changera la vie des généralistes", a toutefois déclaré Jean-Paul Hamon. Selon l'Ordre des médecins, la France aura perdu un quart de généralistes entre 2007 et 2025.

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Le gouvernement a relevé le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine, et développé plusieurs mesures pour encourager l'installation des médecins dans les zones délaissées, comme une allocation versée aux étudiants qui s'engagent à s'y installer à la fin de leurs études, une aide à l'installation ou le développement des maisons de santé pluridiciplinaires. Marine Le Pen propose un relèvement du numerus clausus en faculté de médecine, tandis qu'Emmanuel Macron veut doubler les maisons de santé d'ici 2022.

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