VIDEO. "Implant Files" : handicapée par sa prothèse vaginale, elle ressent "tout le temps des douleurs, comme une rage de dent"

Après les "Panama Papers" et les "Paradise Papers", le Consortium international des journalistes d’investigation lance l’opération "Implant Files". Celle-ci révèle comment les implants médicaux sont insuffisamment testés avant leur commercialisation.

C’est un sujet tabou. Chaque année, près de 50 000 femmes se font implanter une prothèse vaginale pour soigner une descente d’organes ou une incontinence. Sauf que, comme le révèle dimanche 25 novembre l'opération "Implant Files", le nouveau projet du Consortium international des journalistes d'investigation, ce type d'implant n'est pas évalué correctement avant son utilisation et peut devenir un cauchemar pour les femmes. C’est le cas de Natacha, rencontrée par les journalistes de "Cash Investigation".

Atteint d'une descente d'organes, elle s'est faite poser une prothèse vaginale. Mais très vite, les douleurs apparaissent. "Au niveau de la jambe, j'ai tout le temps des coups d'électricité, des douleurs comme une rage de dent, un truc qui ne s'arrête pas", raconte-t-elle. Ses médecins ont tenté de lui retirer la prothèse, sans succès. Invalide, Natacha est condamnée à marcher avec des béquilles et à prendre des opiacés quatre fois par jour.

L'histoire de Natacha fait partie de l'opération "Implant Files", le nouveau projet du Consortium international des journalistes d’investigation, déjà à l'origine des Panama Papers" et des Paradise Papers", rassemblant 252 journalistes de 36 pays. En France, "Cash Investigation", Radio France et Le Monde ont enquêté sur une partie très mal connue de la médecine : les dispositifs médicaux qu’on vous implante dans le corps. Cela va des stents aux implants mammaires, en passant par les prothèses vaginales.

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