"Implant Files" : Marie Maurice, coauteure de l'enquête de "Cash Investigation" sur les implants médicaux, a répondu à vos questions

Une prothèse de hanche (photo d\'illustration).
Une prothèse de hanche (photo d'illustration). (GETTY IMAGES)

La journaliste a réalisé, avec Edouard Perrin, l'enquête diffusée mardi soir sur France 2, sur l'évaluation insuffisante des implants médicaux avant leur commercialisation. 

Des révélations alarmantes. A travers son opération "Implant Files", une enquête collective, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) montre, depuis plusieurs jours, comment les implants médicaux ne sont pas suffisamment testés avant leur commercialisation. L'émission "Cash Investigation", partenaire du consortium, a réalisé l'enquête "Implants : tous cobayes ?" diffusée mardi 27 novembre sur France 2. Marie Maurice, journaliste pour "Cash Investigation" et coauteure de l'enquête sur les "Implant Files" avec Edouard Perrin, a répondu à vos questions mercredi 28 novembre. 

"Des douleurs comme une rage de dents". "Cash Investigation" a notamment recueilli les témoignages de porteuses de prothèses vaginales, qui vivent aujourd'hui un véritable calvaire. "Au niveau de la jambe, j'ai tout le temps des coups d'électricité, des douleurs comme une rage de dents, un truc qui s'arrête pas", affirme l'une d'entre elles, Natacha. 

Une entreprise d'implants bidon, c'est possible. Afin d'évaluer la vérification de la sécurité des implants avant leur mise sur le marché, Marie Maurice et Edouard Perrin ont tenté d'obtenir l'autorisation de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour une prothèse vaginale fictive. Résultats : ils ont réussi. Une autorisation de mise sur le marché n'est pas nécessaire pour la commercialisation de ces dispositifs médicaux. 

 Une valve cardiaque à la durée inconnue. La valve cardiaque Tavi, destinée à l'origine aux patients plus âgés, pourrait être accessible à des personnes plus jeunes, relève "Cash Investigation". Pour les fabricants, c'est un marché potentiel de 5 milliards d'euros. Problème : la durée de vie de cette valve est inconnue – et il est impossible de la retirer. 

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