VRAI OU FAKE VIDEO. La coupe menstruelle est-elle une alternative sans risque au tampon ?

franceinfo / RADIO FRANCE

La coupe menstruelle, aussi appelée "cup", est une protection alternative pour les règles de plus en plus défendue, notamment sur YouTube. Contrairement aux tampons ou aux serviettes, elle permet de faire des économies puisqu'elle est réutilisable.

Les Youtubeuses n'arrêtent pas de vanter les mérites de la "cup" également connue sous le nom de coupe menstruelle. Ce petit entonnoir prévu pour recueillir le sang dans le vagin des femmes en période de règle a été créé dans les années 1930. Depuis quelques années, la "cup" est présentée comme une alternative au tampon. Elle est réutilisable, plus économique et parfois même présentée comme moins dangereuse. Mais, qu'en est-il ? La Cellule Vrai du faux de franceinfo vous explique.

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En décembre 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentaire, environnement et travail (Anses) a rendu un rapport sur le sujet. Elle "a fait une évaluation pour un certain nombre de substances chimiques qui ont été retrouvées dans les protections féminines", explique Aurélie Mathieu, coordinatrice du rapport. Des traces de substances chimiques ont bien été retrouvées dans des coupes menstruelles, mais dans des quantités moindres que dans les tampons. Surtout, Aurélie Mathieu rappelle "qu'il n'y avait pas de risque pour la santé liée à la présence des substances chimiques présentes dans toutes les protections féminines".

Dans ce rapport, l'Anses aborde également la question du syndrome du choc toxique (SCT). Cette maladie due à une stagnation du sang menstruel dans le vagin est souvent associée à l'utilisation des tampons. Le médecin microbiologiste Gérard Lina explique que la coupe menstruelle n'empêche pas de développer un SCT. Bien au contraire, ce syndrome très rare est généré par l'utilisation d'une protection intra-vaginale. "Le sang menstruel est bloqué à l'intérieur du vagin. C'est ce blocage qui va favoriser la croissance du staphylocoque doré producteur de la toxine et donc la production de toxine ainsi que le risque de survenu de cette maladie", décrypte Gérard Lina.

En résumé, c'est le principe d'une protection intra-vaginale qui est en cause pour les SCT. Si sur le versant chimique, la coupe menstruelle présente moins de toxicité que les tampons, sur le versant bactériologique elle est aussi risquée qu'un tampon ou une éponge vaginale.

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