Hospitaliers et travailleurs sociaux en grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail

Des professionnels de la santé manifestent, mardi 7 mars 2017 devant la préfecture de l\'Ain à Bourg-en-Bresse, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.
Des professionnels de la santé manifestent, mardi 7 mars 2017 devant la préfecture de l'Ain à Bourg-en-Bresse, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. (MAXPPP)

Des rassemblements ont été organisés à Paris et dans une quarantaine de villes françaises, mardi.

Infirmiers, aides-soignants, assistants sociaux ou encore éducateurs spécialisés sont en grève, mardi 7 mars. Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. A Paris, ils étaient plusieurs milliers réunis en début d'après-midi sur la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement, pour rejoindre les Invalides, dans le 7e. Des rassemblements ont également été annoncés dans une quarantaine de villes françaises.

"Manque de personnel et de moyens", "épuisement professionnel", course "à la rentabilité", "perte de sens" : les maux dénoncés par les hospitaliers et leurs collègues du secteur social sont nombreux. "Notre plus grande souffrance, c'est de ne pas pouvoir prodiguer des soins de qualité", déplore Nathalie Depoire, présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI). 

"On est dans des processus industriels, avec des patients qui deviennent des clients. Or, l'hôpital est le règne de l'imprévisibilité. Aucun patient ne réagit comme c'est écrit dans un tableau Excel", dénonce, pour sa part, Thierry Amouroux, du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI).

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