VIDEO. 14-Juillet : quelques milliers de manifestants dans plusieurs villes de France pour l'hôpital public

Ils répondaient à l'appel d'une dizaine d'organisations syndicales, dont Sud et la CGT, pour dénoncer les accords conclus lors du Ségur de la santé.

Des milliers de personnes ont manifesté, mardi 14 juillet, à travers la France, pour dénoncer les accords conclus lors du Ségur de la santé, jugés insuffisants face aux besoins de l'hôpital public. Ils répondaient à l'appel d'une dizaine d'organisations syndicales, dont Sud et la CGT.

A Paris, le cortège a rassemblé plusieurs milliers de manifestants, de la place de la République jusqu'à la place de la Bastille. "Le Covid a montré qu'on avait besoin de lits, on ne les a pas", a expliqué dans le cortège parisien Guillaume Rosey, infirmier en neurologie à Maubeuge (Nord), déçu par le protocole d'accord signé à Matignon par des organisations syndicales majoritaires (CFDT, FO et Unsa). "Il y a beaucoup de choses qui n'ont pas été abordées et on ne peut pas être satisfaits", a-t-il souligné.

Parmi les manifestants, certains venaient d'un rassemblement organisé par des "gilets jaunes" devant l'Inspection générale de la police nationale afin de dénoncer les violences policières. La fin du défilé a été marquée par des heurts sporadiques entre les forces de l'ordre et des manifestants. Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogène. Des coups de pied ont été assénés à l'un d'eux, qui avait trébuché.

A Lyon, quelque 500 personnes, parmi lesquelles de nombreux "gilets jaunes", ont défilé derrière une banderole "Premiers de corvées, derniers considérés". A Bordeaux, ils étaient entre 150 et 200, réunis dans le centre-ville. "Certes, nous avons eu une augmentation mais cet accord ne garantit pas une meilleure organisation du travail ni l'interruption des fermetures de lits, ce qui était pour nous primordial", a dénoncé Laurence Lagoubie, dont le syndicat (CGT) a refusé de signer l'accord.

Olivier Véran promet de nouvelles annonces

A Toulouse, 250 personnes, selon la police (400 selon les organisateurs), ont pris part à la manifestation. Pour Joël, éducateur dans le médico-social et représentant Sud, "on parle beaucoup de la santé mais nos problèmes se recoupent et nous souffrons aussi d'une gestion comptable".

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a réagi à ces mobilisations. Il a fait valoir que les accords salariaux ne doivent pas être considérés comme un "solde de tout compte" puisqu'ils seront suivis de nouvelles annonces, la semaine prochaine, notamment sur "l'organisation de l'hôpital". Le ministre a reconnu que le personnel de santé avait "encore des attentes".

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