Suicide à Sainte-Anne : l'hôpital psychiatrique échappe aux poursuites judiciaires

FRANCE 3

Mercredi 3 juillet, le tribunal de Paris a décidé de clore l'affaire qui opposait la famille de Céline Veyre à l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne, à Paris. Il y a sept ans, la jeune femme s'était suicidée au sein de cet hôpital, alors qu'elle était suivie pour des troubles alimentaires. L'institution, qui a changé de statut depuis, échappe à toutes sanctions judiciaires.

Céline avait 27 ans lorsqu'elle s'est suicidée au sein de l'hôpital Sainte-Anne, à Paris. Elle s'y trouvait pour des troubles liés à sa dépression. Sa famille est scandalisée du manque de réactions du personnel hospitalier lorsqu'il s'est aperçu de sa disparition. "Ce qui est extrêmement choquant, c'est que ma sœur a sauté d'une fenêtre du 3e étage, personne n'a cherché son corps, alors qu'il suffisait de regarder en dessous de la fenêtre. Elle a disparu à 18h30 et elle a été retrouvée le lendemain à 8h30", explique le frère de la jeune femme, Antoine Veyre.

Une décision insoutenable pour la famille

Une enquête a été menée et a abouti au renvoi de l'hôpital Sainte-Anne devant le tribunal pour "homicide involontaire". Coup de théâtre mercredi 3 juillet, la justice a décidé de clore l'affaire. L'établissement ne peut plus être poursuivi, son entité juridique n'existe plus depuis qu'il a fusionné avec deux autres hôpitaux. Une décision insoutenable pour la famille de la victime. La mère de Céline Veyre et son frère envisage de faire appel pour poursuivre leur combat.

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