Rouen : sept salariés sont en grève de la faim à l'hôpital psychiatrique pour réclamer plus de moyens

Le centre hospitalier du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime)
Le centre hospitalier du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) (MAXPPP)

Quatre d'entre eux ont commencé à ne plus s'alimenter le 21 mai. Un responsable de la CFDT dit avoir déjà perdu "plusieurs kilos".

"Nous réclamons la création de 52 postes d'aides-soignants et d'infirmiers afin de faire face à une surpopulation chronique de l'hôpital et à une dégradation des conditions de travail et d'accueil." Sept salariés de l'hôpital psychiatrique de l'agglomération de Rouen (Seine-Maritime) observent une grève de la faim, dont quatre depuis le 21 mai, pour obtenir des moyens supplémentaires, a indiqué lundi 28 mai la CFDT.

"Notre santé commence à être menacée selon les médecins du Samu qui sont venus à notre rencontre", a témoigné l'un d'entre eux, Jean-Yves Herment, secrétaire CFDT du CHSCT de cet hôpital dit du Rouvray, situé à Sotteville-lès-Rouen et touché par un mouvement social depuis le 22 mars. Il indique avoir déjà perdu "plusieurs kilos".

Cela fait des mois que nous tirons la sonnette d'alarme. La direction et l'Agence régionale de santé ne nous oppose que du mépris. Nous passons donc à une nouvelle phase.Jean-Yves Hermentà l'AFP

L'intersyndicale CFDT, CGT et CFTC demande notamment une solution immédiate pour l'hospitalisation des patients mineurs aujourd'hui reçus, selon elle, dans des unités réservées aux adultes, comme l'indique leur communiqué.

Contactés par l'AFP, l'ARS et le centre du Rouvray n'ont pas souhaité faire de commentaires. Le 24 mai, la direction de l'hôpital avait dans un communiqué estimé qu'il n'y avait "plus de suroccupation dans l'établissement à la suite d'un ensemble d'actions mises en place le 15 avril".