Plan pour l'hôpital : une réponse "à la grogne légitime du monde hospitalier", selon Olivier Véran (LREM)

France 2

Olivier Véran, député LREM et rapporteur général de la commission des affaires sociales, est l'invité des "4 Vérités" de France 2, mercredi 20 novembre.

Le gouvernement dévoile mercredi 20 novembre un troisième plan pour l'hôpital qui est en crise depuis des mois, après un plan de 70 millions d'euros en juin. Faut-il changer de braquet ? "Ce n'est pas un plan, ce sont des mesures financières qui sont prises pour répondre à la grogne légitime du monde hospitalier", indique Olivier Véran, rapporteur général de la commission des affaires sociales, dans les "4 Vérités" de France 2, mercredi matin.

Quelle est la différence ? "La transformation de l'hôpital a eu lieu, c'est la loi Ma Santé 2022, qui est une loi que nous avons adoptée l'année dernière au Parlement, qui réorganise aussi l'hôpital, qui réorganise les relations entre la ville et l'hôpital, qui relance l'attractivité, les parcours de soin, pour tenir compte des maladies chroniques", précise le député LREM.

Revalorisation salariale

Mais cela ne suffit pas. "Il faut du temps, c'est comme un traitement curatif, comme on dit en médecine. Vous avez une maladie, vous avez un traitement de fond et un traitement des symptômes, mais le traitement de fond c'est la loi. Mais il va falloir cinq à dix ans pour qu'elle soit pleinement opérationnelle, c'est long", explique l'élu de l’Isère.

Faut-il faire quelque chose sur les rémunérations pour certains personnels ? "Ces métiers du soin, ces métiers qui sont au contact des personnes fragiles sont des métiers qui étaient historiquement très féminisés. Cela fait quarante ans ou cinquante ans et je ne crois pas que ce soit un hasard si ces métiers très féminisés sont des métiers peu valorisés socialement et financièrement donc je crois surtout qu'il faut que l'on soit capable aujourd'hui de tourner cette page et que l'égalité salariale passe aussi par la revalorisation des métiers du soin et de l'attention", conclut Olivier Véran.

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