Les personnels hospitaliers ont été deux fois plus malades que le reste de la population au cours des deux derniers mois, selon une étude

Illustration d\'un personnel médical aux urgences de l\'hôpital de la Timone à Marseille en janvier 2017.
Illustration d'un personnel médical aux urgences de l'hôpital de la Timone à Marseille en janvier 2017. (BORIS HORVAT / AFP)

Plus de la moitié des généralistes et des spécialistes n'ont pas de médecin référent selon le baromètre santé Odoxa-Mutuelle national des hospitaliers, publié lundi. 

38% des personnels hospitaliers ont été malades au cours des deux derniers mois. C'est ce que révèle le dernier baromètre santé Odoxa-MNH pour franceinfo, Le Figaro santé et le Quotidien du médecin publié lundi 10 décembre. C'est six points de plus que l'année dernière à la même période.

Selon cette enquête, les personnels hospitaliers ont été deux fois plus malades que le reste de la population durant cette période. Ce sont les aides-soignants (49%) et les infirmiers (42%) qui ont été les plus touchés par la maladie.

Un professionnel de santé sur deux n'est pas vacciné contre la grippe

En termes de prévention, les professionnels de santé sont de mauvais élèves. Près de six médecins sur dix (55% des généralistes et 61% des spécialistes) avouent ne pas avoir de médecin référent. Et ils sont même plus de un sur deux (53%) à ne jamais se faire vacciner contre la grippe.

Alors qu'ils sont en première ligne pour combattre les comportements à risques, les personnels soignants ne suivent pas forcément ces préceptes personnellement. Un soignant sur dix (12%) fume quotidiennement. La proportion monte à un sur cinq (20 à 22%) pour les infirmiers et les aides-soignants, à des niveaux proches de ceux de la population générale. Un médecin sur dix consomme de l'alcool régulièrement. Enfin, plus du tiers des soignants (35%) n'a aucune activité physique régulière.

Un quart des soignants a des troubles du sommeil

L'enquête met aussi en évidence le rythme de travail de ces professionnels de la santé. Six soignants sur dix (59%) travaillent régulièrement, ou presque toujours, le week-end. Conséquences de ces mauvaises pratiques et de ce manque de prévention : près du quart des professionnels de santé (23%) a des troubles quotidiens du sommeil, la moitié (51%) dit en souffrir au moins une fois par semaine.

Malgré ce rythme soutenu, les professionnels de santé posent deux fois moins de journées d’arrêt de travail que la population générale (7,5 jours en moyenne par an contre 14 jours pour les salariés français dans leur ensemble).

Le baromètre santé Odoxa-MNH (Mutuelle national des hospitaliers) pour franceinfo, Le Figaro santé et le Quotidien du médecin a été réalisé par internet du 27 septembre au 30 octobre 2018 auprès d'un échantillon représentatif de 6078 professionnels de santé.

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