La revalorisation salariale au cœur des revendications des soignants

France 2

La question des salaires est la plus sensible. Les soignants ont eu le droit à une prime depuis le début de l’épidémie de coronavirus, mais ils veulent davantage et attendent beaucoup du Ségur de la santé, débuté lundi 25 mai.

France 2 les avait suivi au plus fort de l’épidémie. À l’époque, Pauline Kammerer, cette infirmière en réanimation chirurgicale à l’hôpital de Colmar (Haut-Rhin), nous parlait rémunération. À 24 ans, elle gagne 1 900 euros net par mois. Insuffisant, dit-elle, alors qu’elle travaille trois week-ends sur quatre. "On ne gagne rien. Quand j’en discute avec des amis et qu’ils me disent : 'Avec toutes les responsabilités que tu as au travail, tu gagnes ça, c’est pas normal'. Et bien non, ce n’est pas normal. C’est sûr qu’on ne fait pas notre métier pour l’argent, mais à un moment, il faut quand même vivre", se désole-t-elle.

Un écart immense avec ses camarades du privé

L’hôpital de Colmar fut un des premiers à affronter l’épidémie. Des journées harassantes, des nuits presque inexistantes pour Guillaume Trumpff, médecin anesthésiste réanimateur. Après cinq ans d’internat et neuf mois en tant que médecin sénior, il gagne 3 000 euros par mois. Ses camarades du privé, dit-il, gagnent jusqu’à 20 fois plus.

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