« Hôpitaux de proximité » : se transformer ou mourir

Si la loi « hôpitaux de proximité » est votée au Sénat le 11 juin, plus de 200 établissements devront se restructurer. En Normandie, l'hôpital de Pont-Audemer s’est déjà séparé de ses services de maternité et de chirurgie. 

Mauricette s’est blessée au bras et s’est ouvert la main en chutant chez elle. Une semaine après sa première consultation, elle décide de retourner aux urgences car elle s’est réveillée avec le bras et la main tuméfiés. Le médecin qui la reçoit pratique un radio pour vérifier s’il y a une fracture. Si c’est le cas, il ne pourra pas la soigner sur place et devra l’envoyer à 45 minutes de route, au Havre pour une éventuellement intervention car l’hôpital de Pont Audemer vient de renoncer à la chirurgie, 6 ans après avoir fermé sa maternité.

Il s’est peu à peu transformé en hôpital de proximité tel que l’envisage le gouvernement dans sa réforme. Il a transformé la salle de réveil après une opération chirurgicale en plateau de rééducation. Cette transformation suscite des inquiétudes. Pour Nicolas Sansu, vice-président de l’association des maires de France, créer des hôpitaux de proximité reviendrait à enclaver encore un peu plus les zones rurales. « Si vous avez l’obligation de faire une heure et demi pour maternité, je ne suis pas sûr que les jeunes viendront s’installer. Ça veut dire que territoires entiers deviendront encore plus vieillissants qu’ils le sont aujourd’hui. »

 

 

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