Grève des urgences aux hôpitaux de Paris : "L'hôpital est malade et il est temps de se mettre à son chevet", alerte Sud Santé

Les blouses des soignants de l\'AP HP, à Paris, le 14 avril 2019.
Les blouses des soignants de l'AP HP, à Paris, le 14 avril 2019. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Les urgences de plusieurs établissements de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) entament dimanche 14 avril une grève illimitée.

"L'hôpital est malade et il est temps de se mettre à son chevet", a réagi dimanche 14 avril sur franceinfo Olivier Youinou, infirmier anesthésiste et co-secrétaire général de Sud Santé AP-HP, alors que les urgences de plusieurs établissements de l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) entament dimanche 14 avril une grève illimitée.

"Stress et agressivité des patients"

Les hôpitaux Lariboisière, la Pitié-Salpêtrière, Saint-Louis ou encore Tenon rejoignent tous les quatre l'hôpital Saint-Antoine, déjà en grève depuis le 18 mars. Dans cet hôpital, le départ du mouvement "est lié à des agressions de personnels par des patients. C'est révélateur d'un climat dans nos services", fait remarquer le représentant Sud Santé AP-HP.

Le service des urgences est le miroir, la porte d'entrée de cet hôpital qui va mal et dont on n'écoute pas suffisamment les plaintesOlivier Youinouà franceinfo

"La problématique de la prise en charge du soin non programmé dans le cadre de la démission de la médecine de ville entraîne l'engorgement de nos services", explique Olivier Youinou. Les conséquences sont "une augmentation de l'activité, des effectifs souvent en baisse", ainsi que "des délais d'attente" augmentés auquel se rajoute "le stress et l'agressivité des patients". "Le phénomène est insupportable pour des équipes qui ont envie de donner tout ce qu'elles peuvent mais qui ont la sensation de mal exécuter leur boulot, de rentrer chez eux avec la sensation qu'ils ont mal fait", souligne Olivier Youinou.

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