La journée de solidarité étendue aux artisans et professions libérales ?

(Maxppp)

La journée de solidarité, initiée au lendemain de la canicule de 2003, vise à récolter des fonds au bénéfice des personnes âgées et handicapées. Cette année, les recettes de cette journée devraient être "un peu inférieur" aux 2,448 milliards prévus, en raison de la situation économique. Le gouvernement songe à une extension du dispositif.

Les fonds récoltés à
l'occasion de la journée de solidarité fixée, à défaut d'accord collectif, au lundi de Pentecôte constituent
10% des ressources de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, a
souligné jeudi la ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l'autonomie,
Michèle Delaunay.

Pour la ministre, cette
journée a tout son sens : "Le vieillissement et le risque d'autonomie me
paraît universel, la contribution me paraît devoir l'être
", a réaffirmé
Michèle Delaunay. Ces ressources servent à recruter du personnel pour les
maisons de retraite et structures spécialisées et à y financer des travaux de
modernisation ou reconstruction, ou encore à financer des heures d'aide à
domicile pour les personnes en perte d'autonomie ou handicapées.

 

"Chaque personne qui contribue peut se dire que c'est bien pour les personnes âgées et pour les personnes handicapées qu'elle travaille un jour supplémentaire" (Michèle Delaunay)

Le gouvernement songerait à étendre
le dispositif aux artisans et professions libérales. La
ministre a répondu que c'était "effectivement envisagé ". Depuis
le 1er avril, la contribution solidarité autonomie (CSA) a été déjà étendue aux
retraités imposables
, soumis à un prélèvement de 0,3% sur leurs pensions qui
"contribuera au financement à partir de 2014 du projet de loi sur l'adaptation
de la société au vieillissement et l'autonomie des personnes âgées
", a
rappelé Michèle Delaunay.

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