Fin de vie : de plus en plus de Français se renseignent sur leurs directives anticipées

Fin de vie : de plus en plus de Français se renseignent sur leurs directives anticipées
Fin de vie : de plus en plus de Français se renseignent sur leurs directives anticipées

Le site internet sur les directives anticipées a connu une hausse de fréquentation de 1.400 à 2.000% depuis le dernier rebondissement de l’affaire Vincent Lambert en mai 2019. 

Un véritable pic de fréquentation. Le portail de déclaration des directives anticipées sur le site service-public.fr a enregistré une hausse spectaculaire des visites au cours du dernier mois, depuis le dernier rebondissement de l’affaire Vincent Lambert. Le 20 mai 2019, l’arrêt des traitements de cet homme en état végétatif chronique irréversible était initié mais le soir même, la Cour d’appel de Paris saisie par ses parents ordonnait le rétablissement des traitements.

Cette bataille judiciaire qui dure depuis 10 ans et qui illustre le déchirement d’une famille autour d’un choix sur la fin de vie a eu des répercussions concrètes. Car en l'absence de directives anticipées, comme pour le cas de Vincent Lambert, les médecins doivent recueillir l'avis de la famille ou des proches pour rendre leur décision concernant les soins.

A lire aussi : Vincent Lambert : son ancien médecin, le Dr Kariger revient sur toute l'affaire

21 fois plus de clics

Ainsi, "entre le 20 mai et le 16 juin, la fiche 'Directives anticipées : dernières volontés sur les soins en fin de vie'  a reçu 241.037 visites contre 16.003 visites pour la période du 22/04 au 19/05" nous confie la direction de l'information légale et administrative (DILA). Une hausse qui correspond à un bond de 1.406% par rapport à la période avril-mai qui s’inscrit selon la DILA dans une consultation moyenne classique.

De même, le modèle de document "Directives anticipées" a été consulté 21 fois plus à cette période qu’au cours du mois précédent. Cette page "a reçu 235.890 clics contre 10.903 clics pour la période du 22/04 au 19/05, soit + 2 063,5%" note la DILA.

Mais qui dit consultation ne dit "pas forcément impression du document et rédaction des directives anticipées" concède le service de presse de la DILA. Car une fois l’internaute sur la page des Directives anticipées, impossible de savoir s’il a effectivement imprimé ou rempli la fiche.

Comment remplir ses directives anticipées ?

En pratique, ce dispositif qui existe depuis 2005 permet de faire connaître à vos médecins vos souhaits concernant votre fin de vie. Pour remplir vos directives anticipées, rendez-vous sur le site service-pubic.fr et remplissez le modèle en y indiquant jusqu'à quel point et par quels traitements vous souhaitez être maintenu(e) en vie, vos craintes et vos choix en matière de réanimation ou d’aide respiratoire. Vous pouvez également inscrire ces informations dans une lettre manuscrite, sur papier libre, datée et signée.

A lire aussi : Directives anticipées, mode d’emploi

Confiez ensuite ce document à un proche que vous désignez comme personne de confiance. Vous pouvez également le transmettre à votre médecin ou à un soignant pour qu’il le conserve dans votre dossier médical, ou l’enregistrer dans votre dossier médical partagé. Enfin, vous pouvez aussi conserver vos directives anticipées chez vous et/ou avoir sur vous une indication du lieu de leur conservation.

D’une durée illimitée, les directives anticipées peuvent à tout moment être modifiées ou annulées.

Vous êtes à nouveau en ligne