Après l'accident survenu cette année, Biotrial mène toujours des expérimentations

FRANCE 3

En janvier dernier, un homme mourrait des essais cliniques de l'entreprise Biotrial. Elle fait partie des deux dernières sociétés qui réalisent encore des essais sur des volontaires non malades.

Malgré le drame qui s'est déroulé ici, Yohann s'est inscrit chez Biotrial pour participer à un essai clinique. Pour lui, c'est une première. Il a 35 ans, est en bonne santé, et se prépare à tester un médicament. Les essais de phase 1 sont potentiellement les plus dangereux. Car l'expérimentation des médicaments passe des animaux à l'homme. "Depuis l'affaire qu'ils ont eue au mois de janvier, ils ont du mal à trouver des volontaires et je pense que c'est intéressant aussi de leur montrer qu'il y a des gens qui veulent bien les suivre", rapporte Yohann.

Une enquête toujours en cours

Une jeune femme participe aussi à l'essai et avoue le faire pour les 400 euros qui lui seront versés : "C'est ça qui compte beaucoup. Ça n’a pas l'air compliqué et c'est rémunéré". Yohann profite de l'attente pour lier connaissance avec deux habitués qui ont déjà réalisé chacun une dizaine d'essais. "J'essaie d'en faire deux par an", précise l'un d'eux. Yohann n'est pas prêt à expérimenter une molécule qui agit sur le cerveau, comme celle qui a tué un homme en janvier et causé des séquelles graves à trois autres. L'enquête judiciaire en cours devra déterminer si le centre de recherche a une responsabilité dans le drame.

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