VIDEO. En Guyane, les chercheurs d'or menacent la biodiversité et les peuples autochtones

BRUT

Venus du Brésil, les orpailleurs clandestins indignent de nombreux Guyanais. Parmi eux, Julien Pierre, chef coutumier d'un village autochtone. 

On les appelle les garimpeiros, ce sont des chercheurs d'or clandestins venus du Brésil. Parfois armés, ils seraient plus de 10 000 à venir en Guyane française pour y travailler illégalement. Pour Julien pierre, chef coutumier d'un village autochtone, les orpailleurs sont des "criminels" qui exploitent les ouvriers, menacent la biodiversité et le bien-être des peuples autochtones. 

À la frontière entre le Suriname et la Guyane, les chasseurs d'or organisent leurs trafics. Dans cette zone, ils peuvent facilement revendre leur or et trouver le matériel pour l'orpaillage : bassines, tuyaux, brouettes, entonnoirs mais aussi du mercure. Cet élément chimique agit comme un "aimant" et permet de récolter plus facilement de l'or dans les cours d'eau. Mais cette technique d'exploitation est délétère pour l'environnement. Dans certaines zones, 90 % des habitants présenteraient des taux de mercure supérieurs à la norme. 

Un trafic toxique 

Près des zones de culture, les cours d'eau guyanais sont troubles et pollués. Pourtant, Julien Pierre rappelle que cette eau était claire et potable avant que les orpailleurs ne la souillent. Le chef coutumier explique également que les poissons sont contaminés par le mercure déversé, ce qui met en péril toute la chaîne alimentaire. "Pourquoi on a mal au ventre ? Pourquoi on a des handicaps, pourquoi on a des suicides ?", s'interroge avec désolation Julien Pierre.

Aujourd'hui, plusieurs ONG et des représentants de peuples autochtones demandent à ce que des mesures soient prises pour mettre fin à l'orpaillage clandestin. Chaque année, en Guyane, 10 tonnes d'or sont extraites par les orpailleurs illégaux.

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