Pollution : respirer dans les grandes villes équivaut à fumer, selon une étude

Une vue de Paris, le 27 juillet 2018. 
Une vue de Paris, le 27 juillet 2018.  (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Séjourner quatre jours à Paris début août représentait l'équivalent de deux cigarettes fumées, selon une étude l'ONG Transport et environnement. 

Dans les grandes villes, la pollution de l'air atteint un niveau tel qu'elle équivaut à fumer plusieurs cigarettes, rapporte une étude de l'ONG Transport et environnement, publiée vendredi 10 août et relayée par Le Parisien. Ainsi respirer l'air de Paris pendant quatre jours aurait le même impact que de fumer deux cigarettes. Il en est de même pour Amsterdam (Pays-Bas), Rome (Italie) et Vienne (Autriche), soulignent Les Echos

Cette étude a été réalisée avec le niveau médian de particules observé du 1er au 8 août dernier, en plein épisode caniculaire. Le résultat a ensuite été converti en "équivalent cigarette". Les chercheurs estiment que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines produit les mêmes effets sur les poumons que le tabagisme. Lorsqu'on extrapole ces données sur une année, un Parisien respirerait (en cas de pollution de l'air élevée) l'équivalent de 183 cigarettes.

"C'est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants"

Quatre jours passés à Barcelone (Espagne) ou Dublin (Irlande) représentent l'équivalent d'une cigarette fumée. Parmi les mauvais élèves figurent Londres (Royaume-Uni), où l'on "fume" 2,75 cigarettes en quatre jours ou Milan, avec trois cigarettes pour la même durée de séjour. Pire, à Istanbul (Turquie) et Prague (République Tchèque), un séjour de quatre jours y représente quatre cigarettes fumées. 

L'ONG Transport et Environnement rapelle qu'en cas de pic de pollution, il est recommandé d'éviter les activités en extérieur. Toutefois, "passer ses vacances dans une ville consiste essentiellement à marcher et à déjeuner en terrasse. Au regard des impacts de la pollution de l’air sur la santé, c'est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants", souligne auprès du Parisien Jens Muller, coordinateur des dossiers qualité de l’air au sein de Transport et environnement. 

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