Les pays du G20 s'engagent à réduire la pollution plastique en milieu marin

Des déchets plastiques en mer Méditerranée, près de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 30 mai 2019. 
Des déchets plastiques en mer Méditerranée, près de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 30 mai 2019.  (BORIS HORVAT / AFP)

Les mesures des membres du G20 seront volontaires et leurs progrès seront publiés une fois par an, selon plusieurs médias. 

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Un premier cadre international pour réduire la pollution plastique maritime. Les pays du G20 sont parvenus à un accord de réduction des déchets plastiques en milieu marin, lors d'une réunion au Japon, dimanche 16 juin. 

D'après cet accord, l'ensemble des membres du G20 se sont engagés à réduire les déchets en plastique. Ils n'ont toutefois pas donné davantage de détails sur la manière de s'y prendre. "C'est formidable que nous ayons réussi à concevoir des règles pour tous, y compris les pays émergents et en développement", s'est félicité le ministre japonais de l'Environnement, Yoshiaki Harada, à l'issue d'une réunion de deux jours des ministres de l'Environnement du G20.

Les mesures seraient volontaires et les progrès seraient publiés une fois par an, d'après les médias locaux. C'est "un premier pas pour résoudre ce problème", a estimé dans un communiqué Hiroaki Odachi, de Greenpeace Japon. Ce dernier a cependant souligné qu'il était "insuffisant de compter sur les actions volontaires des pays" pour résoudre cette crise"Des règles internationales contraignantes avec des calendriers et des objectifs clairs" sont nécessaires, comme ceux de l'accord de Paris sur le climat, a-t-il ajouté.

Seuls 9% des plastiques sont recyclés

La pollution plastique est devenue une préoccupation mondiale, particulièrement depuis les interdictions par la Chine et d'autres pays d'importer des déchets plastiques en provenance d'autres nations. Beaucoup de pays, dont le Japon, font depuis face à une accumulation de ces déchets sur leur territoire. 

L'une des principales préoccupations porte sur la question des microplastiques, ces morceaux de plastiques dégradés – certains n'atteignant pas cinq millimètres – très difficiles à collecter. Ils ont tendance à absorber des produits chimiques dangereux et à s'accumuler dans l'organisme des poissons, oiseaux et autres animaux.

Sachant que seulement 9% des plastiques produits sont recyclés, les défenseurs de l'environnement affirment que la seule solution de long terme serait que les sociétés en fabriquent moins et que les consommateurs en utilisent moins. Le ministre japonais de l'Industrie, Hiroshige Seko, a de son côté affirmé samedi que le Japon allait demander aux entreprises de facturer les sacs en plastique jetables dès avril. Cette mesure a déjà été adoptée par plusieurs pays, tandis que d'autres, comme la France, les ont interdits

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