La Chine et l'Inde sous la menace de la pollution aux microparticules, d'après une étude

La ville de New Delhi (Inde) lors d\'un épisode de forte pollution de l\'air, le 6 décembre 2019. 
La ville de New Delhi (Inde) lors d'un épisode de forte pollution de l'air, le 6 décembre 2019.  (JEWEL SAMAD / AFP)

La capitale indienne New Delhi était la plus contaminée aux particules fines PM2,5 en 2019, selon un rapport de Greenpeace.

Une pollution qui provoque de nombreuses morts prématurées. La Chine et l'Inde comptent le plus de villes touchées par la pollution aux microparticules, selon un rapport publié par Greenpeace et la branche de recherche de la société suisse IQAir, mardi 25 février.

Ces deux pays regroupent près de 90% des 200 villes souffrant de hauts niveaux de pollution de l'air aux particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 micromètres), indique ce rapport. Ces recherches se basent sur les données d'environ 5 000 villes à travers le monde. Les 10% restant se concentrent essentiellement au Pakistan et en Indonésie.

Parmi les mégalopoles de 10 millions d'habitants et plus, la capitale indienne New Delhi était la plus contaminée aux particules fines PM2,5 en 2019, suivie par Lahore (Pakistan), Dhaka (Bangladesh) et Calcutta (Inde). 

Des millions de morts prématurées

La petitesse de ces particules leur permet de pénétrer dans le système sanguin via les poumons, ce qui peut entraîner de l'asthme, des cancers des poumons ou des maladies cardiaques. La majorité des sept millions de morts prématurés à travers le monde attribués à la pollution de l'air par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont causées par les particules PM2,5.

Ces particules sont issues des tempêtes de sable, des feux de forêt, de l'agriculture, de l'industrie et de la combustion d'énergies fossiles. L'Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser une concentration de particules fines PM2,5 de 25 microgrammes par m3 en moyenne journalière.

Le changement climatique a commencé à augmenter les risques pour la santé liés à ces particules, avec des feux de forêt plus intenses et des tempêtes de sable aggravées par la désertification, selon ce rapport. Le réchauffement du climat et la pollution aux microparticules sont accentués par le même facteur : la combustion de charbon, de pétrole et de gaz.

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