Des parents attaquent l'Etat pour connaître les marques des couches toxiques

En janvier, un rapport de l\'Anses alertait sur la présence de substances toxiques dans les couches pour bébé, sans préciser les marques concernées.
En janvier, un rapport de l'Anses alertait sur la présence de substances toxiques dans les couches pour bébé, sans préciser les marques concernées. (KARL TAPALES / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

En janvier, un rapport de l'Anses alertait sur la présence de substances toxiques dans les couches pour bébé, sans préciser les marques concernées.

Les couches de vos enfants comportent-elles des substances toxiques ? Difficile de le savoir. C'est pourquoi trois parents, soutenus par l'Association pour la santé des enfants, ont décidé d'attaquer l'Etat en justice, rapporte Le Parisien dans son édition du mardi 11 juin. Objectif : connaître les marques de couches qui renferment de telles substances.

A l'origine de cette action, il y a un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a mis en évidence en janvier "des dépassements de seuils sanitaires pour plusieurs substances chimiques" dans certaines couches. "Certaines de ces substances sont ajoutées intentionnellement, telles que des substances parfumantes qui peuvent entraîner des allergies cutanées. D'autres peuvent provenir de matières premières contaminées ou de procédés de fabrication", expliquait alors l'Anses.

"Il y a urgence sanitaire"

Mais les marques des couches concernées n'avaient pas été révélées. "Les ministères de l'Economie, de la Santé et de la Transition écologique n'ont pas répondu à notre lettre envoyée il y a deux mois, ce qui équivaut à un refus", explique Quentin Guillemain, le président de l'Association pour la santé des enfants, dans Le Parisien.

"On porte donc l'affaire en justice pour demander la liste des marques mais également le retrait des couches dangereuses ainsi qu'une meilleure information auprès des parents. Il y a une urgence sanitaire", poursuit-il. La requête des parents doit être déposée ce mardi au Conseil d'Etat ce mardi, explique l'association sur son site.

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