Autorisation des soins funéraires pour les séropositifs : "Une discrimination qui tombe", selon Jean-Luc Romero

Jean-Luc Romero, président de l\'association Élus locaux contre le sida
Jean-Luc Romero, président de l'association Élus locaux contre le sida (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Après la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les personnes porteuses du VIH, le président de l'association Élus locaux contre le sida exprime son soulagement.

La ministre de la Santé a signé jeudi 20 juillet un arrêté autorisant les soins funéraires pour les personnes séropositives, révèle franceinfo. Depuis 1986, les personnes porteuses du virus du sida ou d'une hépatite ne pouvaient pas bénéficier des soins funéraires de conservation.

>> Lire aussi : "La société nous discriminait jusque dans la mort", témoigne le conjoint d'un séropositif décédé.

Pour Jean-Luc Romero, président de l'association Élus locaux contre le sida, c'est une grande satisfaction : "C'est une discrimination qui tombe. Symboliquement, c'est extrêmement important".

Concrètement, on mettait la personne immédiatement dans le cercueil et ses proches ne pouvaient pas la voir.Jean-Luc Romero, président de l'association Élus locaux contre le sidaà franceinfo

Jean-Luc Romero rend hommage à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui a pris cette décision attendue depuis très longtemps : "Je dirais 'enfin' ! On voyait les ministres de la Santé se succéder. Tous nous disait : 'C'est scandaleux que les séropositifs soient interdits de soins de conservation', et ils ne faisaient rien."

Casser les préjugés

Selon le président de l'association Élus locaux contre le sida, cet arrêté marque également une avancée significative dans la lutte contre les préjugés envers les malades du sida. "C'est quand même dommage qu'il ait fallu attendre autant d'années pour une mesure dont on voyait bien le scandale, explique Jean-Luc Romero, On voyait bien à quel point elle permettait de continuer les préjugés autour de la lutte contre le sida."