400 produits cosmétiques contiennent des ingrédients "indésirables" selon UFC-Que Choisir

Près de 400 produits cosmétiques commercialisés en France contiennent des substances jugées indésirables par l\'association UFC Que-Choisir, selon un recensement publié le 20 février 2017. (Photo d\'illustration)
Près de 400 produits cosmétiques commercialisés en France contiennent des substances jugées indésirables par l'association UFC Que-Choisir, selon un recensement publié le 20 février 2017. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

Une liste de ces produits, lancée il y a un an, a vu sa longueur plus que doubler depuis.

La liste des produits cosmétiques contenant "un ou plusieurs ingrédients indésirables" établie par l'association UFC-Que Choisir s'allonge. Selon un nouveau recensement, dévoilé lundi 20 février, "près de 400 produits" sont désormais concernés. Mardi dans un communiqué, l'association appelle, les pouvoirs publics français et européens à "instaurer des mesures réglementaires plus protectrices".

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Cette liste, lancée en février 2016, a vu sa longueur plus que doubler entre un an, déplore l'organisme de protection des consommateurs. L'association répertorie les produits contenant "onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes", dont les perturbateurs endocriniens tels que le BHA ou les butyl- et propyl-parabens, ainsi que des allergènes comme la methylisothiazolinone (MIT).

90% des produits recensés en 2016 n'ont pas changé de composition

Si certains industriels dont les produits étaient pointés du doigt dans la première liste de l'association ont modifié leur composition depuis, "90% des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables" un an plus tard, déplore UFC Que-Choisir.

Dans l'essentiel des cas, la composition des produits recensés par l'association est légale, reconnaît cette dernière, qui critique "une réglementation laxiste" à ses yeux, notamment au sujet des perturbateurs endocriniens. Dans son communiqué, elle appelle les pouvoirs publics européens à "proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives".

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