VIDEO. En vrai, du coup, en mode… Mais d'où viennent nos tics de langage ?

BRUT

Nous avons tous des tics de langage. Voilà ce qu'ils disent de nous…

"Le tic, c'est quelque chose auquel je ne réfléchis pas, que je dis malgré moi", explique Julie Neveux, linguiste et dramaturge. Nous les utilisons souvent malgré nous et ils n'apportent aucune information. Ce sont les tics de langage. "Le tic, c'est aussi la personne qui a un peu du mal à s'exprimer", précise la linguiste. Aussi, à travers certains tics, il y a un besoin de se réaffirmer comme appartenant à une vie réelle par opposition à la vie virtuelle de tous les réseaux sociaux.

Davantage de tics de langage chez les jeunes ?

Nous avons tous des tics de langage mais ils sont plus ou moins fréquents d'une personne à l'autre. "Les jeunes ont tendance à en avoir un peu plus de par ce désir de sociabilité", estime Julie Neveux. Aussi, il y a un désir de mimétisme qui est en jeu. Outre cela, le tic est également vecteur d'agrégation. "On va dire "frère" ou "en mode" parce que nos potes le disent", argumente la linguiste. Les tics de langage peuvent alors être un moyen d'affirmer son identité.

Enfin, d'une génération à l'autre, les tics de langage vont aussi évoluer. Mais il demeure que tous ont le point commun d'être dans un esprit de "haut degré" à un âge où "il y a plus d'enthousiasme" et donc "plus d'adverbes intensifs".

Selon une étude d'Harvard publiée en 2018, un locuteur moyen a cinq tics par minute.

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