Pour contrer "le fléau du marché parallèle", les buralistes lancent leur marque de cigarettes

Un bureau de tabac. (Photo d\'illustration)
Un bureau de tabac. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

Les buralistes français annoncent mercredi le lancement de leur propre marque de cigarettes. Elle portera le nom de LCB pour "La cigarette du buraliste".

Les buralistes français vont lancer leur propre marque de cigarettes, a annoncé mercredi 29 mars à franceinfo Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, qui regroupe près de 26 000 distributeurs de tabac.

La marque portera le nom de LCB pour "La cigarette du buraliste". Elle sera vendue exclusivement en France et ne sera donc pas commercialisée à l'étranger notamment dans les pays limitrophes à la France, ni sur Internet.

Lutte contre le marché parallèle

Le but principal est de lutter contre "le fléau du marché parallèle", a expliqué Pascal Montredon car "près d'un paquet sur trois consommé en France n'est pas vendu par le réseau officiel". "Ce que l'on cherche, c'est sensibiliser le gouvernement, les candidats à l'élection présidentielle et l'opinion publique sur ce marché parallèle".

Le ministère de la Santé et le secrétariat d’Etat au Budget ont homologué quatre références de LCB. La marque a été déposée, la vente de LCB devrait avoir lieu dans quelques semaines. Le prix a été fixé à 6,60 euros, soit 10 centimes de plus que les paquets les moins chers.

Des paquets fabriqués en Bulgarie

Pour autant, la marque française sera fabriquée non pas en France mais en Bulgarie. La Confédération des buralistes s'est associée au fabricant de tabac allemand Poeschl, lui-même associé à KT International, héritier du monopole bulgare du tabac. "Il n'y a absolument aucune usine en France qui puisse fabriquer le tabac. Il n'y en a plus", a justifié Pascal Montredon. "La dernière qui restait, à savoir l'usine de Seita à Riom, dans le Puy-de-Dôme, vient de fermer".

En pleine guerre des marques, obligées de se soumettre au "paquet neutre" depuis janvier 2017, la nouvelle inquiète certains industriels qui craignent que LCB soit favorisée par les buralistes par rapport aux autres.