Plan anti-stupéfiants : le gouvernement annonce une action coordonnée "de l'international à la cage d'escalier"

Le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, le 20 août 2019 à Paris. 
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, le 20 août 2019 à Paris.  (THOMAS SAMSON / AFP)

En déplacement à Marseille, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé un plan de 55 mesures pour lutter contre le trafic de drogues. 

Un trafic qui s'inspire "du grand banditisme, voire du terrorisme."  Pour lutter contre le "fléau" de la drogue, le gouvernement a annoncé, mardi 17 septembre, le lancement d'un plan d'envergure. Une réforme "nécessaire, impérative" pour endiguer un commerce devenu "industriel, mondialisé" qui "touche tous nos territoires", a déclaré Christophe Castaner.

Le ministre de l'Intérieur était en déplacement à Marseille, accompagné notamment du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, et de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Les dernières années ont vu une croissance exponentielle du trafic et des méthodes "plus violentes, perfectionnées et moins traçables", alors que l'action de lutte n'a pas évolué, a pointé Christophe Castaner.

Un office anti-stupéfiants 

Fort de 55 mesures, un plan déployé sur tout le territoire – métropole et outre-mer – va être mis en place pour piloter une "action globale" à "tous les niveaux". Le ministre de l'Intérieur a notamment appelé à l'action conjointe de nombreux ministères : "Intérieur, Justice, Comptes publics, Armées, Europe et Affaires étrangères", soulignant l'importance d'une prise en charge globale du problème. "Nous sommes déterminés à travailler ensemble", "de l'international à la cage d'escalier." 

Un office anti-stupéfiants, l'Ofast, sera créé sur le modèle de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en matière d'antiterrorisme. Ce "chef de file unique" comptera quelque 150 enquêteurs et 16 antennes territoriales. Le gouvernement espère une mise en œuvre au 1er janvier 2020.

Autre mesure phare, la mise en place d'une plateforme téléphonique sur laquelle chacun pourra signaler les points de vente de son quartier. "La France ne sera pas le terrain de jeu des trafiquants", a conclu le ministre.  

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