Des marques de cigarettes jugées trop attractives pourraient être interdites

Selon Le Figaro, certaines marques de cigarettes dont le nom suggère des idées trop positives pourraient disparaître à la suite d'un décret du ministère de la Santé, transposant une directive européenne sur les produits du tabac.

Le journal Le Figaro affirme ce 20 juillet que les ventes de plusieurs marques de cigarettes pourraient être interdites au motif que leur seul nom serait une incitation à fumer car elles renvoient à des symboles de jeunesse, de chance, de succès ou de féminité citant notamment Marlboro Gold, Lucky Strike, Vogue, Fortuna, Gauloises ou encore Gitanes.

"Le décret sera une transposition de la directive qui prévoit de supprimer notamment certaines dénominations valorisantes ou suggérant des effets bénéfiques", a indiqué le 20 juillet à l'AFP une source proche du dossier. "Dans l'esprit de la ministre, il s'agit de lutter contre les effets du marketing pour protéger notamment les jeunes", a ajouté la même source. Le décret est actuellement examiné au Conseil d'Etat et devrait être publié "dans les prochaines semaines", a-t-elle précisé.

En 2002 déjà, la dénomination Light accolée aux marques, dont Marlboro, avait été supprimée en France après transposition de la précédente directive européenne. La récente directive européenne stipule que "les produits du tabac ou leurs conditionnements pourraient induire en erreur les consommateurs, notamment les jeunes, en suggérant une nocivité moindre. Cela est par exemple le cas si certains mots ou éléments sont utilisés, tels que les mots à faible teneur en goudron, léger, ultra-léger, doux, naturel, bio, sans additifs, non aromatisé ou slim (cigarettes fines)".

"Certains emballages et produits du tabac pourraient également induire les consommateurs en erreur en suggérant des effets bénéfiques en termes de perte de poids, de sex-appeal, de statut social, de vie sociale ou de qualités telles que la féminité, la masculinité ou l'élégance", ajoute la directive.

Selon Le Figaro, les patrons des quatre principaux industriels (Seita, Philip Morris, British American Tobacco et JTI) ont écrit le 8 juillet au premier ministre, Manuel Valls pour lui demander un rendez-vous sur le sujet.