L'Agence du médicament donne son feu vert à l'expérimentation du cannabis thérapeutique en France

L\'Agence du médicament (ANSM) a donné son accord jeudi 11 juillet 2019 pour une expérimentation du cannabis thérapeutique en France. 
L'Agence du médicament (ANSM) a donné son accord jeudi 11 juillet 2019 pour une expérimentation du cannabis thérapeutique en France.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'ANSM suit ainsi les recommandations d'un groupe d'experts qui avait pour mission d'évaluer la pertinence et la faisabilité de la mise à disposition du cannabis. 

C'est un pas de plus vers la légalisation, encadrée, du cannabis à visée thérapeutique. L'Agence nationale du médicament (ANSM) a donné son accord jeudi 11 juillet pour une expérimentation du cannabis thérapeutique en France, selon le cadre proposé fin juin par le comité d'experts mis en place pour réfléchir aux contours de cette expérimentation (CSST).

"Après analyse, l'ANSM entérine l'avis du CSST", a indiqué l'autorité sanitaire. "Le cadre global qu'ils posent est un cadre à partir duquel on peut travailler, leurs propositions nous paraissent de bonnes propositions", a précisé Dominique Martin, directeur général de l'ANSM.

L'agence, qui avait donné fin 2018 un accord de principe au lancement d'une expérimentation du cannabis thérapeutique en France, avait alors demandé à ce comité de se pencher sur la forme à donner à cette opération.

Pour des patients en "impasse thérapeutique"

Pour ce test "en situation réelle", le cannabis thérapeutique pourra être prescrit chez des patients en "impasse thérapeutique", souffrant de certaines formes d'épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses) non soulagées par d'autres thérapies, d'effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d'autres pathologies du système nerveux central.

Pas question toutefois de "joints sur ordonnance" : les produits prescrits seront inhalés (huile, fleurs séchées) ou ingérés (solutions buvables, gouttes et capsules d'huile). Les médecins participant à l'expérimentation seront volontaires et auront obligatoirement suivi une formation en ligne, dont les modalités restent à déterminer.

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