Des syndicats de médecins appellent à une grève illimitée dans les services d'urgences à partir du 22 décembre

Les revendications des médecins urgentistes (ici, à l\'hôpital Saint-Antoine, à Paris) portent sur le temps de travail et la revalorisation des gardes.
Les revendications des médecins urgentistes (ici, à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris) portent sur le temps de travail et la revalorisation des gardes. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Ces services rejoignent les médecins généralistes et spécialistes dans leur mouvement pour protester contre le projet de loi santé de Marisol Touraine.

Il faudra éviter de se planter un couteau à huîtres dans la main le soir du réveillon de Noël.  L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a appelé, dans un préavis déposé avec la CGT, jeudi 4 décembre, à une grève illimitée dans les services d'urgences à partir du 22 décembre, soit la veille de l'appel à la grève pour les cabinets médicaux

Les revendications des urgentistes portent sur le temps de travail et la revalorisation des gardes. "Ce qu'on demande c'est que notre temps de travail soit limité à 48h et qu'entre 39 et 48h de travail, il y ait une valorisation", a précisé Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Amuf.

Fermeture également des cabinets libéraux

"La permanence des soins", accueil des patients 24 heures sur 24, soir et week-end, "est un service public, il faut qu'il soit rémunéré pareil" pour tout le monde. Les médecins universitaires sont par exemple payés 200 euros de plus que les praticiens hospitaliers par garde.

Ce mouvement fait aussi écho à la grogne des médecins libéraux, dont les quatre syndicats représentatifs ont appelé à la fermeture des cabinets pendant les vacances de Noël, du 23 au 31 décembre. Ils ont également appelé à ne pas assurer les gardes.

Les urgences restent ouvertes pendant la grève

Joint par francetv info, Christophe Prudhomme assure que "les urgences resteront ouvertes malgré la grève. Mais les médecins grévistes porteront des badges, éventuellement des banderoles, et demanderont peut-être à la population de signer des pétitions"

Mais attention, prévient-il, conscient que la coïncidence avec la grève des médecins libéraux peut poser problème : s'il y a tension à cause de la fermeture des cabinets en ville, "on ne sera pas en capacité si le gouvernement ne réquisitionne pas les libéraux". Et de rappeler que "18 millions de personnes passent aux urgences tous les ans" et qu'"ils ne viennent pas pour rien"

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