Des médecins américains réussissent une première greffe de pénis

La première greffe de pénis réalisée aux Etats-Unis a été menée par une équipe de l\'Hôpital général de Boston (Massachussets), rapporte le \"New York Times\", lundi 16 mai 2016. 
La première greffe de pénis réalisée aux Etats-Unis a été menée par une équipe de l'Hôpital général de Boston (Massachussets), rapporte le "New York Times", lundi 16 mai 2016.  (JODI HILTON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La toute première greffe de pénis réussie dans le monde avait été réalisée en 2014, en Afrique du Sud.

Thomas Manning "veut redevenir la personne qu'il était avant" A 64 ans, après avoir été amputé en raison d'un cancer, ce banquier américain vient de subir une greffe du pénis. Une première aux Etats-Unis. Plus d'une semaine après cette opération de 15 heures, réalisée à Boston, dans l'Etat du Massachusets, les médecins, "raisonnablement prudents", ont estimé qu'il s'agissait pour l'instant d'un succès, raconte le New York Times (en anglais), lundi 16 mai.

"Si tout se déroule comme prévu, Thomas Manning pourra uriner normalement dans quelques semaines et avoir une activité sexuelle d'ici quelques mois", a déclaré le chirurgien à la tête de l'équipe médicale impliquée. La première greffe de pénis réussie dans le monde avait été réalisée en 2014, en Afrique du Sud, sur un patient de 21 ans, mutilé lors d'une circoncision rituelle, rappelle le site Allodocteurs.fr. Il est depuis devenu père.

Une chirurgie pour les soldats blessés

D'après le New York Times, cette chirurgie doit bénéficier à des soldats blessés, souvent des hommes jeunes. Selon des chiffres du Pentagone cités par le quotidien américain, 1 367 militaires américains déployés en Irak et en Afghanistan entre 2001 à 2013 ont été blessés aux parties génitales, essentiellement par l'explosion de bombes artisanales.

L'équipe médicale américaine espère parfaire sa technique – qui "consiste en une connexion de l'urètre existant et l'éventuel corps spongieux résiduel à ceux du nouveau pénis. Les veines, les artères et les nerfs sont également reconnectés", selon Allodocteurs – sur des patients civils, explique le New York Times, avant de former des médecins militaires à cette intervention.

Le département de la Défense ne "souhaite pas que les vétérans ne soient soumis à des interventions expérimentales" et qu'ils servent "de cobayes après avoir déjà tant sacrifié", justifie le New York Times. Ainsi, le second bénéficiaire de cette greffe est un homme qui a eu le penis brûlé dans un accident de voiture. Les médecins attendent de trouver un donneur compatible.