VIDEO. Quand les entreprises partent à la conquête de l'addiction

BRUT

Pour Robert Lustig, pédiatre et endocrinologue américain, les entreprises exploitent notre quête du plaisir pour s'enrichir. Brut l'a rencontré.  

Les entreprises cherchent-elles notre plaisir ou notre bonheur ? Pour Robert Lustig, pédiatre et endocrinologue américain, le plaisir est plus volatil et plus destructeur que le bonheur. Cette émotion agréable peut nous rendre totalement soumis à la satisfaction qu'elle procure. Certaines entreprises mettraient à profit cette dépendance pour accroître leurs bénéfices à l'insu des consommateurs. "Les industries (…) ont volontairement confondu et associé le plaisir et le bonheur pour nous vendre leurs produits", assure le spécialiste.

On ne peut pas faire une overdose de bonheur. 

Robert Lustig

À Brut.

En jouant avec les circuits de récompenses et de stress de notre cerveau, les entreprises déclencheraient chez nous des comportements obsessionnels. "Les jeux vidéo, les réseaux sociaux (…) sont tous conçus pour nous rendre accros", pointe Robert Lustig. Le scientifique n'hésite d'ailleurs pas à faire l'analogie avec les machines à sous des casinos, l'alcool ou la drogue qui sont tous capables de développer chez nous une forte addiction. Les enfants et les adolescents seraient particulièrement vulnérables à ce mécanisme pernicieux. 

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