Pilule du lendemain : des modalités de délivrance simplifiées dans les collèges et lycées

La condition de "détresse", jusqu'ici exigée par la loi pour obtenir une contraception d'urgence dans les établissements secondaires, a été supprimée.

Les infirmières scolaires de collèges et lycées vont pouvoir délivrer plus facilement la pilule du lendemain aux jeunes filles, qu’elles soient majeures ou mineures. Un décret, paru samedi au journal Officiel, précise les nouvelles modalités de délivrance de la contraception d'urgence, conformément aux dispositions prévues dans la loi Santé. Les "critères d'urgence et de détresse caractérisés" sont supprimés, ce qui permettra de "réduire les délais d'accès" et de "faciliter le recours" à la pilule du lendemain, souligne dans un communiqué la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Le décret précise également que l'infirmier ou l'infirmière doit "proposer à l'élève mineure, qui peut le refuser, de s'entretenir avec le titulaire de l'autorité parentale ou avec son représentant légal de la démarche d'aide et de conseil mise en œuvre."

Le mode d’action de la pilule du lendemain est à bien différencier d’un avortement médicamenteux. A base de levonorgestrel, un progestatif, le comprimé évite la grossesse en empêchant ou en retardant l’ovulation.  Si un œuf est venu s’implanter dans la muqueuse utérine, la contraception d’urgence ne peut plus agir. Elle doit être prise dans un délai de 72 heures suivant le rapport sexuel (elle est d'autant plus efficace qu'elle est prise dans les 12 heures suivant le rapport).

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