Contraception : trois modèles de stérilets suspendus par l'Agence du médicament pour des risques de perte et de rupture

Un stérilet, dispositif de contraception intra-utérin (illustration).
Un stérilet, dispositif de contraception intra-utérin (illustration). (JEAN-FRAN?OIS FREY / MAXPPP)

L’Agence du médicamant alerte sur des risques de perte de ces stérilets plus importants que la moyenne, et sur les risques de rupture de stérilets lors de leur retrait. Il s'agit des modèles Novaplus, Ancora et Sethygyn.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a suspendu la mise sur le marché de trois types de dispositifs intra-utérins en raison d’un risque d’expulsions spontanées, annonce-t-elle jeudi 28 novembre. La suspension date du 18 novembre.

Il s'agit des stérilets Ancora et Novaplus du fabricant Eurogin et du stérilet Sethygyn, de la société Euromedial, qui ne seront dorénavant plus posés en France. Ces moyens de contraception sont posés à 20 000 femmes en France chaque année, selon l'ANSM (ce qui correspond à un stérilet sur 15 environ).

L'Agence alerte sur des risques de perte de ces stérilets plus importants que la moyenne et sur les risques de rupture de stérilets lors de leur retrait. "L'ANSM a également demandé à ce que ces produits soient retirés des stocks pour qu'ils ne soient plus posés", précise Thierry Thomas, de l'ANSM.

Un retrait envisagé si la pose remonte à plus de trois ans

Si ce type de stérilet a été posé depuis moins de trois ans, l'Agence ne préconise pas de le faire retirer. Elle conseille toutefois aux femmes concernées de consulter leur médecin si elles soupçonnent une expulsion spontanée de leur stérilet, qui peut se manifester par des douleurs abdominales, des saignements entre les règles ou après un rapport sexuel, des douleurs lors des rapports sexuels ou un fil de traction du stérilet absent ou plus long que prévu.

Si ce type de stérilet a été posé depuis plus de trois ans, l'Agence encourage les médecins et les patientes à "discuter de l’éventualité d’un retrait préventif". L'ANSM rappelle qu'une "expulsion de stérilet peut remettre en cause l'efficacité de la contraception et exposer à un risque de grossesse non désirée."

Selon le baromètre santé de 2016 de Santé publique France concernant la contraception, 25,6% des femmes concernées par la contraception utilisaient un dispositif intra-utérin, un chiffre en augmentation tout au long de la vie (4,7% des 20-24 ans contre 31,8% des 45-49 ans).

Vous êtes à nouveau en ligne