Comment la France se prépare-t-elle à faire face à Ebola ?

(L'hôpital Bichat à Paris détient un service des maladies infectieuses et tropicales © RF-Rosalie Lafarge)

Alors que le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé doit annoncer ce vendredi les mesures qu’il préconise contre le virus Ebola, France Info s’est rendu à l’hôpital Bichat, à Paris. Il se prépare à accueillir d’éventuelles personnes contaminées.

Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé doit annoncer ce vendredi matin les mesures qu'il préconise face à l'épidémie Ebola. Cette fièvre hémorragique a déjà fait plus de 900 morts en Afrique de l'Ouest, et jeudi le premier malade porteur à être rapatrié en Europe est arrivé en Espagne pour y être soigné.

En France aussi, on se prépare. A l'hôpital Bichat à Paris, tout semble prêt pour accueillir d'éventuelles personnes contaminées. Le deuxième étage du service des maladies infectieuses et tropicales (SMIT) ressemble un peu à un service fantôme. Pas de médecin, pas de patient, mais trois chambres, prêtes à accueillir des personnes qui présenteraient les symptômes d'Ebola, notamment une fièvre importante.

Rosalie Lafarge a visité une "chambre à pression" de l'hôpital Bichat où seront placés les personnes contaminées par Ebola
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Chambre à pression négative

L’hôpital Bichat installera les patients atteints d’Ebola dans des chambres à pression négative, comme l’explique le professeur Elisabeth Bouvet, adjointe au chef de service du SMIT. "En passant la main devant cette cellule, nous pénétrons dans un sas ". Et puis, la chambre du malade, "en dépression " par rapport au sas. Le professeur poursuit en donnant un exemple : "Si il n’y a pas ces différences de pressions et que le patient vomit, il va y avoir une projection de liquide qui peut contaminer des personnes, des objets, du matériel ".

 

Il y aurait alors une contamination "secondaire ", particulièrement facile, par simple contact avec le sang, la sueur, la salive, tous les liquides biologiques. Et les premiers exposés, ce sont évidemment, les personnels soignants. Le personnel porte donc des lunettes de protection, un masque, une casaque imperméable et des sur-chaussures.

 

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Le personne s'habille dans un sas avant d'entrer dans la chambre et se déshabille dans un autre en sortant. Tout est jeté puis incinéré. Alors sur le papier, l'hôpital est prêt, mais la situation reste inédite, puisqu'il n'y a encore jamais eu de cas d'Ebola humain en France. L’hôpital Bichat assure qu’il est habitué à soigner ce type de maladie.

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