Morte cérébralement depuis 55 jours, elle accouche d'un petit garçon

\"Le garçon est né au début de l\'année, dans la 26e semaine de grossesse. Il pesait 1 000 grammes\", a annoncé l\'hôpital, l\'hôpital universitaire de Wroclaw en Pologne, mardi 19 avril. 
"Le garçon est né au début de l'année, dans la 26e semaine de grossesse. Il pesait 1 000 grammes", a annoncé l'hôpital, l'hôpital universitaire de Wroclaw en Pologne, mardi 19 avril.  (CATHERINE DELAHAYE / PHOTONONSTOP / AFP)

Une Polonaise a été maintenue en vie, à la demande de sa famille, pour permettre à son enfant de naître. 

Un miracle après une tragédie. Une Polonaise en état de mort cérébrale a été maintenue en vie artificiellement pendant 55 jours pour accoucher d'un enfant prématuré dont l'état de santé "ne présente pas de complications" majeures, a annoncé l'hôpital universitaire de Wroclaw en Pologne, mardi 19 avril. Au bout de trois mois de soins intensifs, ce petit garçon pèse 3 kg, respire de manière autonome, est nourri au biberon et a quitté l'hôpital.

"Le garçon est né au début de l'année, dans la 26e semaine de grossesse. Il pesait 1 000 grammes. Au bout de trois mois de soins, son état de santé correspond à celui d'un prématuré extrême, sans complications. Il vient de quitter l'hôpital", a déclaré la cheffe du département de néonatologie de l'hôpital, soulignant que qu'il était "rarissime de réussir à maintenir une grossesse aussi peu avancée, pendant si longtemps".

Victime d'un cancer du cerveau

Quand la mère de l'enfant, une femme de 41 ans, a été emmenée à l'hôpital par ambulance, les neurochirurgiens ont constaté sa mort cérébrale, due à un cancer du cerveau. "Toute sa famille a désiré qu'on tente de préserver l'enfant, a rappelé son médecin. C'était une longue bataille de 55 jours. Nous, néonatologues, on souhaitait que le petit homme devienne le plus grand possible mais un jour, un danger pour sa vie est devenu réel et nous avons opté pour l'accouchement", une césarienne, a-t-elle précisé. Tout n'est pas gagné pour autant, désormais, "il faut s'armer de patience et attendre de voir comment il va grandir", précise l'hôpital.

Vous êtes à nouveau en ligne