L'ANSM envisage d'interdire sept marques d'implants mammaires "susceptibles de constituer un danger rare mais grave"

L\'ANSM envisage d\'interdire 7 marques d\'implants mammaires.
L'ANSM envisage d'interdire 7 marques d'implants mammaires. (DANIEL REINHARDT / DPA)

L'Agence nationale des produits de santé a envoyé un projet de décision aux fabricants, dans lequel elle envisage cette sanction.

Un avertissement, avant la sanction ? Sept marques d'implants mammaires "susceptibles de constituer un danger rare mais grave" de cancer chez les femmes qui en portent pourraient être interdites en France, selon un "projet de décision" de l'Agence nationale des produits de santé (ANSM) soumis aux fabricants. "Aucune décision n'a été prise à ce stade", a toutefois averti le gendarme sanitaire, qui doit rendre "prochainement" sa décision officielle sur le sujet.

Dans un courrier révélé par l'AFP lundi 25 mars, la direction des dispositifs médicaux de l'ANSM prépare toutefois le terrain. Car "au vu des données scientifiques acquises, des avis d'experts et des recommandations de professionnels de santé, il apparaît que les implants mammaires à enveloppe macro-texturée ainsi que les implants mammaires recouverts de polyuréthane présentent un risque" de lymphome anaplasique à grandes cellules.

Une cinquantaine de cas recensés depuis 2011

Aussi, "l'ANSM, s'inscrivant dans une démarche de réduction du risque", a "l'intention d'interdire la mise sur le marché la distribution, la publicité et l'utilisation" de sept marques d'implants aujourd'hui utilisés en France. Une telle interdiction de l'ensemble des implants dits "macro-texturés" ainsi que de ceux à enveloppe en polyuréthane irait au-delà des recommandations du comité d'expertes réuni début février par l'ANSM après les révélations des "Implants Files".

Ce comité se prononçait seulement pour l'interdiction des prothèses Biocell du fabricant américain Allergan, principal modèle mis en cause dans la survenue de LAGC. Depuis 2011, 56 cas de cette forme rare de cancer ont été recensés en France chez des femmes porteuses d'implants mammaires, texturés pour la quasi totalité. Trois en sont décédées. Une maladie qui demeure rare, 500 000 femmes portant des implants en France.

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