Bourgogne : un couple face aux juges pour avoir refusé de vacciner ses enfants

Dans un centre de vaccination, le 1er janvier 2010, à Lyon (Rhône).
Dans un centre de vaccination, le 1er janvier 2010, à Lyon (Rhône). (MEDIA FOR MEDICAL / GETTY IMAGES)

Convoqués, jeudi, au tribunal de grande instance d'Auxerre, Marc et Samia Larère encourent deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.

Ils sont accusés de maltraitance. Parents de deux enfants de 3 ans et 15 mois, Samia et Marc Larère sont convoqués, jeudi 9 octobre, devant le tribunal de grande instance d'Auxerre (Yonne), pour avoir refusé de faire vacciner leurs enfants, révèle France Info. Ils risquent jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, selon la station.

En France, la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) est obligatoire, sauf contre-indication médicale reconnue, rappelle francetv info. Il est indispensable d'apporter la preuve de ces vaccinations pour l'inscription des enfants en crèche, à l'école, en garderie, en colonie de vacances ou toute autre collectivité.

"Ces vaccins peuvent rendre malades nos enfants"

Or, ces trois vaccins ne sont plus commercialisés seuls pour les nourrissons. Ils sont couplés avec d'autres vaccins, comme ceux contre la coqueluche ou l'hépatite B, qui ne sont pas obligatoires et dont ne veulent pas certains parents"Il y a des études sérieuses qui sont menées aujourd'hui et qui prouvent que les vaccins peuvent rendre malades nos enfants plus que les protéger", confie ainsi Samia Larère à France Info.

"Ces vaccins restent extrêmement utiles, rétorque le professeur Daniel Floret, qui dirige le Conseil technique des vaccinations au sein du Haut conseil de la santé publique. Actuellement, la polio réapparaît dans des pays où elle n'existait plus. C'est le cas par exemple en Syrie. On sait très bien que si on arrêtait les vaccinations, les maladies réapparaîtraient."

L'avocat du couple Larère déposera une question prioritaire de constitutionnalité sur la libre vaccination, pour "poser la question au Conseil constitutionnel", indique Emmanuel Ludot à France Info.

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